Le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois (hors intérim) a affiché en avril « une forte augmentation de 4,6 % après la hausse de 0,7 % […] en mars, portant à + 3,9 % l’évolution sur trois mois », a indiqué l’Urssaf dans un communiqué de presse du 21 mai. Il a ainsi augmenté de « 2 % sur un an », restant supérieur « de 7,2 % à son niveau d’avant la crise Covid en février 2020 ». La Dares souligne néanmoins que cette « forte hausse » s’explique, « au moins en partie, par une configuration calendaire qui favorise, d’une part, des reports d’embauche de la fin mars vers le début avril, et d’autre part des anticipations fin avril d’embauches qui auraient pu être réalisées début mai ». Dans le détail, les déclarations d’embauche en CDI de plus d’un mois enregistrées en avril ont progressé de 6 %, et celles en CDD de plus d’un mois de 3,1 %. Sur un an, celles en CDI ont crû de 3,8 %, restant supérieures de 12, % à leur niveau d’avant crise, et celles en CDD de plus d’un mois sont restées « quasiment stables sur un an (+ 0,1 %) et en hausse de 2,9 % par rapport à leur niveau d’avant crise ». Enfin, au premier trimestre, le nombre de procédures collectives a continué de progresser « sur un rythme annuel encore soutenu », mais « qui fléchit de nouveau », confirmant le ralentissement observé depuis début 2024 : les redressements et liquidations judiciaires ont respectivement progressé « de 7,5 % et de 6,8 %, après + 9,4 % et + 8,5 % au trimestre précédent », les effectifs salariés concernés par un redressement augmentant « sensiblement sur un an », tandis que ceux associés aux liquidations ont légèrement diminué.
