Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A est en hausse de 4,0 % entre octobre et décembre 2024 en France métropolitaine (après + 0,2 % le trimestre précédent), selon les données publiées par la Dares et France Travail le 27 janvier 2025. Sur un an, il augmente de 3,7 %.
Selon les données fournies par la Dares et France Travail le 27 janvier 2025 (données CVS-CJO), le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (sans emploi et tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi) en France métropolitaine a augmenté de 113 800 personnes au quatrième trimestre 2024 (+ 4,0 %). Leur nombre atteint ainsi 2 927 800. Pour ce qui concerne la France entière (hors Mayotte), la hausse est de 3,9 % sur le trimestre, soit 3 138 200 personnes inscrites en catégorie A (+ 3,5 % sur un an).
Hausse du nombre total de personnes en recherche active
Si on ajoute aux demandeurs d’emploi de catégorie A tous ceux qui ont exercé une activité réduite et qui sont tenus de rechercher de manière active un emploi (catégories B et C), ce sont 5 215 800 personnes qui sont inscrites à France Travail en métropole entre octobre et décembre 2024. Ce chiffre est en hausse de 1,8 % à la fois sur le trimestre et sur un an.
Dans le détail, les inscriptions en catégorie B (personnes exerçant une activité réduite courte) reculent de 2,6 % (- 0,6 % sur un an), tandis que celles en catégorie C (personnes exerçant une activité réduite longue) sont stables par rapport au trimestre précédent (- 0,4 % sur un an). Le nombre des demandeurs d’emploi en catégorie D (sans emploi et non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi) baisse de 1,9 % (- 3,5 % sur un an) et celles en catégorie E (personnes non tenues de faire des actes positifs de recherche d’emploi, en emploi) augmentent de 1,1 % (+ 3,3 % sur un an). Toutes catégories confondues, 5 943 800 personnes étaient inscrites à France Travail au quatrième trimestre 2024 en métropole (contre 5 853 700 au troisième trimestre), soit une hausse de 1,5 % (+ 1,6 % sur un an).
Augmentation du chômage dans toutes les tranches d’âge
Au quatrième trimestre 2024, sur la seule catégorie A, le nombre de demandeurs d’emploi augmente de 8,5 % chez les jeunes de moins de 25 ans, de 3,9 % chez les 25-49 ans, et de 2,2 % chez les 50 ans ou plus. Sur un an, il s’accroît de 7,0 % chez les jeunes, de 3,7 % chez les 25-49 ans, et de 2,0 % chez les plus âgés. Du côté du chômage de longue durée, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an en catégories A, B, C en métropole est en hausse de 1,1 % au quatrième trimestre (+ 1,5 % sur un an), soit 2 260 900 personnes concernées. Ces derniers représentent 43,3 % du total des chômeurs inscrits au sein de ces catégories, un pourcentage en baisse de 0,3 point par rapport au trimestre précédent (- 0,1 point sur un an). L’ancienneté moyenne des demandeurs d’emploi (en catégories A, B, C) est maintenant de 619 jours, en recul de sept jours par rapport au troisième trimestre 2024.
Hausse des entrées et baisse des sorties
En métropole, le nombre moyen d’entrées en catégories A, B, C augmente de 1,5 % au quatrième trimestre 2024 (- 2,6 % sur un an). Les entrées pour réinscription rapide (- 4,3 %), fin de mission d’intérim (- 2,7 %), autre licenciement (- 2,6 %) et démission (- 0,4 %) sont en baisse. Les entrées pour première entrée sur le marché du travail (+ 9,3 %), licenciement économique (+ 5,4 %), retour d’inactivité (+ 5,3 %), rupture conventionnelle (+ 2,1 %) et fin de contrat (+ 1,0 %) sont en hausse. Au total, France Travail et la Dares indiquent que 525 400 personnes s’étaient nouvellement inscrites au quatrième trimestre à France Travail en catégories A, B, C en métropole (550 000 DOM compris, hors Mayotte). Par ailleurs, le nombre moyen de sorties de France Travail a reculé sur trois mois de 3,1 % (- 5,2 % sur un an), avec 492 700 personnes concernées (516 100 DOM compris, hors Mayotte). À l’exception des sorties pour cessation d’inscription pour défaut d’actualisation, qui augmentent de 0,7 %, tous les autres motifs sont en baisse : radiation administrative (- 13,3 %), entrée en stage ou en formation (- 9,5 %), reprise d’emploi déclarée (- 5,4 %), autres cas (- 1,8 %) et arrêt de recherche pour maternité, maladie, retraite (- 0,2 %).
